Nuancier Nauda

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Qui ne rêve pas d’un jardin bordé d’une pièce d’eau ? Il est vrai qu’avec un sol riche et assez humide une grande partie de l’année, il est possible d’accueillir de nombreuses plantes remarquables. Mais alors, quelles plantes sauvages originaires du Massif central implanter sur ce milieu particulier ? Astrance vous propose quelques espèces adaptées au territoire.

Des plantes à larges feuilles

Les mégaphorbiaies designent des friches ou des prairies denses à hautes herbes installées sur des sols humides (mais moins que les marais), non acides et assez riches en matière organique. On les retrouve aux abords des torrents et des zones de sources, en lisière des forêts humides ou dans les couloirs d’avalanche. Qu’elles soient situées en montagne ou en plaine, elles sont, en général, occupées par une végétation luxuriante, diversifiée et composée de grandes plantes à larges feuilles (de méga, grand et phorbe, plante à large feuille) dont les larges inflorescences colorées assurent une ressource pollinifère et nectarifère très importante pour les insectes.

C’est notamment parmi ces mégaphorbiaies qu’Astrance a puisé les espèces pouvant être utilisées dans le cadre de chantier de restauration écologique de zones humides ou encore pour le fleurissement de bords de pièces d’eau ou de jardins au sol humide et riche. Parmi la petite quarantaine de plantes, deux grands ensembles se distinguent : les plantes de montagne et celles de plaine.

Nauda : un nuancier pour les fonds de vallée !

En montagne ou dans les secteurs confinés et froids, la palette pourra notamment s’enrichir de grandes plantes aux fleurs bleues ou rosées : l’Aconit napel, l’Ancolie commune, la Laitue de Plumier, le Géranium des bois, le Géranium livide, l’Adénostyle à feuille d’alliaire, la Succise des prés ou la Renouée bistorte figurent parmi nos préférées et se marient assez facilement entre-elles.

L’Eupatoire chanvrine, la Reine des prés, l’Iris des marais, la Lysimaque commune, la Salicaire, la Menthe aquatique et celle à longues feuilles, le Silène fleur de coucou ou encore la Valériane officinale sont quant à elles plutôt recommandées dans les secteurs plus chauds, de basse altitude (bien que la plupart tolèrent aussi la moyenne montagne).

Comme la plupart des autres plantes de milieux humides, la floraison de ces espèces (souvent fastueuse et colorée) intervient plutôt en milieu ou fin d’été. Même si leur feuillage s’avère imposant, on n’hésitera pas à implanter, à leur côté, de grandes laîches, graminées, scirpes ou joncs de manière à créer des massifs en volume et graphiquement attrayant en arrière saison. La Laîche à épis pendants, la Canche cespiteuse, le Jonc des chaisiers, le Scirpe des bois sont quelques-unes des plantes graminoïdes apportant rapidement et facilement du volume à l’espace.

Pour compléter cette liste de plantes, citons également d’autres plantes des milieux frais dont la plasticité écologique autorise une implantation aux abords des lieux humides : l’Epilobe en épi, la Grande Astrance, l’Impératoire, la Primevère élevée, la Pulmonaire affine, la Saponaire officinale…

Cette palette de plantes de zones humides est téléchargeable sur notre page consacrée aux publications. Toutes les plantes présentées ici sont cultivées en agriculture biologique et la plupart bénéficient du label Végétal local Massif central.

N’oubliez pas d’anticiper vos chantiers en contactant la pépinière suffisamment tôt pour nous permettre de collecter les graines adéquates et élever les plants jusqu’à la date optimale de plantation.